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L'ALPAGA SURI «
Selon les éleveurs chevronnés, seul des critères spécifiques
à l’espèce peuvent fournir un schéma de référence
grâce auquel les propriétaires d’alpagas sont capables d’évaluer
la qualité de leurs animaux et leurs chances de succès en tant
que reproducteurs ou sur un ring de concours (….) Ces critères spécifiques aident les éleveurs à faire de meilleures sélections, ce qui produira des animaux de plus grande valeur, et a définir plus clairement la différence entre suris et huacayas, tout en respectant leurs fonctions propres. » Michael Safley
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ALPACASTUD SULTAN de Grand Fouilleze www.suridefrance.com |
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En ce moment, on entend de plus en plus souvent parler des suris ; je connais personnellement quatre personnes qui ont ajouté un ou plusieurs animaux de cette type à leur troupeaux et quand j’en parle avec ces personnes, j’entends toujours la même sorte d’enchantement dans les voix. Et c’est vrai, ce sont des animaux doux, beaux et enchanteurs.
Il y a, ici en Europe, beaucoup d’opinions différentes, mais les connaisseurs d’Amérique du Sud sont d’accord pour dire que le suri est une race unique qui forme une partie de la famille d’alpagas. Il est extrêmement rare, et bien que les statistiques en Amérique du Sud ne sont pas très précises, il est estimé que le suri forme à peu près 5% de la population totale d’alpaga dans le monde. Le nom de ce type d’alpaga trouve ces origines chez un oiseau des Andes, le Pterocnemie pennata, (Nandou) qui a des plumes très brillantes et soyeuses et qui est appelé suri. Il est vrai qu’une Huacaya puisse produire un cria suri et vice versa, et c’est pour cette raison que certaines personnes refusent l’idée que le suri est une race à part entière. Ce phénomène arrive quand il y a eu un mélange entre les races dans les générations précédentes, et très souvent, malheureusement, nous ne savons pas ce qui est dans le « paquet » génétique d’un animal – surtout s’il vient du Chili. Suite à des années d’expérimentation en Australie sur le croisement des deux races, il est devenu clair que le phénotype et des suris et des huacayas est gouverné par un seul gène qui a deux alleles : S et s (1). L’allele S est totalement dominant sur l’allele s, et les trois combinaisons possibles donneront les trois phenotypes suivant :
Si on utilise un mâle suri homozygous on aura une progéniture 100% suri, mais si on utilise un mâle suri heterozygous on aura une progéniture 50% suri et 50% huacaya. Si vous voulez faire l’acquisition d’un suri, surtout d’un mâle reproducteur, vérifier bien ses antécédents ! Certains éleveurs ont remarqué que les suris femelles sont très fertiles et porte bien leurs crias. Un vétérinaire/éleveur américain qui a fait des analyses sanguines sur les suris et les huacayas a trouvé, en moyen, que les suris avaient un niveau de progestérone considérablement plus élevé.
Une
fois tissée, la fibre suri est alors utilisée pour la confection de
vestes ou de manteaux qui reflètent ce lustre chaleureux, voluptueux et
luxueux. Retenez
ceci :la toison du suri est un rideau de soie sur sa solide
stature. Finesse :
30% Lustre :
30% Densité :
25% Adéquation
au type de toison : 5% Longueur
de mèche : 5% Uniformité
de couleur et micrométrique: 5% 1.
La finesse : les éleveurs de suri doivent en faire un
objectif principal pour leur programme de reproduction. Une moyenne de
21 microns est un résultat admirable pour un même troupeau, mais reste
en deçà de la moyenne de 2003. 2.
Le lustre : sans doute le premier critère de qualité pour
une toison suri. Le lustre est héréditaire et doit devenir un critère
de sélection universel. Une toison lustrée sera glissante, soyeuse et
satinée, dès la racine. Plus le lustre continue sur la mèche,
meilleure sera la qualité de la fibre.
Don Julio Barreda (éleveur renommé de Pérou) a dit « Il
y a trois qualités très importantes chez le suri : lustre, lustre
et lustre ». 3.
La densité : très importante pour la valeur du suri, ne
doit surtout pas être sacrifiée à la finesse. La femelle idéale doit
fournir de trois à quatre kilogrammes de toison à l’âge de deux
ans. Il est toutefois difficile d’atteindre ce poids sur la totalité
du troupeau. La moyenne actuelle est beaucoup plus basse. 4.
L’adéquation au type de toison : ce qui distingue le
suri du huacaya et en fait une race à part entière. Les mèches de la
toison suri doivent, comme nous l’avons déjà dit, être indépendantes,
roulottées de la racine à la pointe, et soyeuses. 5.
La longueur de mèche : le suri idéal fournit une toison
20% plus longue que celle du huacaya sur une même période de temps. 6.
L’uniformité micrométrique : elle ajoute de la valeur
au produit fini. Une toison de même finesse mais plus uniforme aura une
« subtilité de tissage » supérieure et permettra la création
de tissus plus soyeux qu’une toison de micrométrie moyenne
comparable. L’uniformité de couleur est très importante également
pour la valeur commerciale, surtout au niveau de la teinture et de la
finition. Une toison blanche ne devra contenir aucune fibre foncée et
vice-versa. » Voilà ce qu’il faut observer si vous êtes spectateur d'un concours ou rechercher si vous pensez faire le saut pour acquérir un suri (mâle ou femelle). Ce que vous ne trouverez très certainement pas ici en France est un Wasi. Le Wasi est un suri qui n’a jamais était tondu et qui est sensé avoir des pouvoirs magiques – les bergers indiens gardent souvent un Wasi dans leurs troupeau pour plaire aux dieux (Apus) des alpagas.
** Safley, Michael - « » (L’Alpaga Idéal– du Mythe à la Réalité)
Article apparu dans le journal Lamas et Alpagas Magazine N° 59 Eté, 2009 ecrit par Gillian Howard-Evieux
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